Le Gippsland
Du 7 au 20 février
Une traversée très calme pour notre retour à Melbourne. Nous roulons quelques kilomètres pour atteindre Caufield où nous dormons chez John et Marjorie, un couple de cyclistes, warmshowers qui ont traversé les Usa en tandem. A 73 ans Marjorie fait encore du vélo, ça nous donne quelques perspectives.
De Caufield nous avons mis une bonne matinée pour sortir de la banlieue de Melbourne puis des pistes cyclables et petites routes nous ont mené à Koo Wee Rup. A partir de là c’était l’enfer, un peu comme si nous roulions sur la bande d’arrêt d’urgence de l’autoroute A6. Heureusement que ce n’a pas été trop long mais ça nous a nous a tellement énervé qu’en arrivant au camping la première chose que nous avons fait a été de revoir notre copie et modifier notre route……..
- Cape Paterson
Après des journées de pédalage routinières, sans voiture et au milieu d’une campagne de plus en plus verte, nous atteignons les plages de la côte couvertes de dalles ou de vagues de lave érodées par la mer.
De Walkerville nous grimpons une cote de 2 km à 5% histoire de digérer le petit déjeuner. Puis cette une route vallonnée dont les descentes nous donnent pratiquement l’élan pour les cotes qui nous amène à Fish Creek d’où nous empruntons le RailTrail tracé sur une ancienne voie ferrée. Une piste paisible où nous croisons un wombat et où nous pouvons admirer au loin le Wilson Promontory. Cette voie verte se continue jusqu’à Port Welshpool.
Sur la jetée de Port Welshpool des pêcheurs remontent leur bateau. On voit très peu de bouées en mer, les pêcheurs remontent à chaque fois leur gros bateau à moteur sur leur remorque tirée par un beau 4×4. Le parking en est impressionnant. Aujourd’hui la météo étant clémente ils étaient tous de sortie. Il faut les voir à la manœuvre pour remettre le bateau sur la remorque, 5 min pas plus. Ensuite c’est dépeçage des poissons, la pêche a été bonne, plein de petits poissons d’environ 20 cm. Le plus intéressant n’étant pas leur pêche mais ceux qui attendaient leur déjeuner une fois arêtes et têtes jetées à l’eau.
- Les affamés
Les stingray attendaient aussi leur déjeuner, d’environ 1,5 m à 2 mètres d’envergure ce sont de belles bestioles qui d’après quelques recherches sur le net sont quand même dangereuses avec leur dard tranchant et venimeux.
Un camping XXL.
A Yarram nous rencontrons devant le Visiter Center Paul et Clara sur leur beaux vélos de randonnées. Ils habitent la ville et se baladent de temps en temps à vélo. Paul nous dit qu’il a un block à Woodside là où nous devons dormir ce soir et que si l’envie nous en dit ,on peut y aller. Pour nous un block c’est un pâté de maisons mais ici ça veut aussi dire un terrain. On dit pourquoi pas! Le temps de faire les courses, les 20 km avec 40° à l’ombre et d’ arriver sur les lieux, nous attendons Paul au pub qui doit nous rejoindre à 14 h. Arrivés dégoulinants de sueur, nous prenons une grande bière et panaché, on discute avec les clients mais on doit faire pitié, l’un d’eux nous offre des frites. Bref bière bue frites englouties, Paul arrive et nous montre son terrain à 100 m du pub. En fait c’est un immense parc avec une partie de plantation d’arbres de différentes essences pour le bois et les meubles. On n’a jamais eu de place de camping aussi spacieuse. L’eau de pluie de la citerne est potable, on met l’outre au soleil pour se prendre une bonne douche sur l’herbe face à la plantation et on plante la tente entre deux pins. Ce soir c’est fête on mange au pub. A la nuit tombée quelques chevaux et kangourous se promènent sous les arbres. Vive le camping XXL.!!!!!
- La terrasse
- La maison
- La salle de bain
- Le jardin
East Gippsland Rail Trail
Sur la côte de Melbourne à Sydney il y a peu de choix question route et visite soit prendre l’hwy et avoir la tête comme une cou courge en fin de journée soit prendre les Railtrails qui nous emmènent dans la campagne. Demain depuis Bairnsdale nous emprunterons un Railtrail de 99 km qui se finit à Orbost. Deux jours de route. La suite nous paraît plus épineuse car il n’existe aucune route secondaire plus ou moins parallèle à L’Hwy. Nous roulerons donc soit sur cette maudite route en espérant qu’il n’y ai pas trop de traffic soit nous tenterons le bus avec les vélos (pas gagné) soit nous zapperont les jolis coins de la côte pour grimper dans les montagnes.
A Bairnsdale nous rencontrons Roger un cycliste norvégien. Deux conceptions différentes du voyage à vélo. A gauche le confort, à droite la légèreté.
La piste de Bairnsdale à Nowa Nowa est superbe, soit à travers champs soit à travers la forêt.
- Hangar à houblon
Près de Nowa Nowa on peut admirer les vestiges d’un pont construit en 1916 et qui tout de même a été utilisé jusqu’en 1988. Il fait 247 m de long à une hauteur de 20 m, on devait serrer les fesses en passant dessus.
En cours de route nous n’avons pas vraiment été tenté de remplir les gourdes, bien que nous ayons vu le panneau. Comme dit Éric on ne sait pas trop si c’est un tank ou un monument funéraire pour les cyclistes.
- Pas trop tentés .
Arrivés à Nowa Nowa, un général store, un pub qui fait camping, un motel , 2/3 maisons et un autre caravan park. Ce dernier dès les panneaux d’indications nous donne le ton, l’entrée elle aussi est peu commune. Année 50,de la récup un peu partout, la camp kitchen est un must. On s’y installe avec plaisir, c’est très calme, mais notre tente ne fait pas très vintage.
La deuxième partie du Trail est plus tout terrain, voir sportive mais la forêt est toujours aussi belle. Nous arrivons à Orbost petit bled sans prétention à part un joli parc près de la rivière et son information center situé dans une maison d’époque.
- Mouton avec doudoune
- L’oiseau dont le chant ressemble au cri du singe.
Finalement, après renseignements pris, nous décidons de continuer notre route sur la Princes Hwy. Les voitures se font rares au petit matin et c’est surtout dans l’autre sens qu’il y a du passage. De belles cotes nous attendent avec une pente qui reste assez douce et arrivons bien crevés à Cann River.
A Genoa, dernier bivouac dans le Victoria, avant de repasser dans le NSW. C’est la fin de l’east Gippsland.
Ici c’est le bout du bout, un hôtel, pas de possibilité d’acheter à manger et pas d’eau potable à l’aire de bivouac. Y a rien de rien et les douches froides ne font pas très envies, pas parce qu’elle sont froides mais à cause de l’énorme araignée au plafond.
Comme on veut garder quelques provisions pour le lendemain, on mange le soir au pub. Bien austère le pub mais bon repas. On a même un cadeau, un énorme citron qui va parfumer notre bouteille d’eau.



















































Coucou les voyageurs,
Je viens de regarder les 15 derniers jours de votre périple. Toujours de magnifiques photos!
En effet, cela change un camping.
4300kms en 3 mois, c’est quelque chose! Les cuisses supportent bien?
Vous me donnez envie de refaire du vélo mais j’attends les beaux jours….
Je pense bien à vous.
Gros bisous.
Hélène.
Coucou, oui tout va bien côté cuisses et mollets. Passez de bonnes vacances, finalement vous vous rapprochez😉