La route oubliée

Du 30 au 2 mai

De New Plymouth nous partons pour 3 jours de Trail sur la Forgotten World Highway. Cette route de 180km de long part de Stratford pour rejoindre Taumarunui, une variante pour vélo évite de redescendre sur Stratford et coupe en pleine campagne. Aucun village pour se ravitailler pendant ces trois jours à part Whangamomona qui doit compter une trentaine d’habitants et qui n’a pas de commerce, uniquement un café- hôtel.

Notre trajet commence par la piste cyclable en bord de mer. Des rochers de lave couvrent par endroit la plage, un peu plus loin nous sommes à travers champs et traversons le Te Rewa Rewa Bridge. La vue est splendide car le pont résolument moderne ressort bien sur le vert alentour avec en toile de fond le Taranaki que nous verrons entièrement une bonne partie de la matinée.

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Suivent le Bertrand Road Bridge, un pont suspendu puis le Tarata Tunnel pour arriver sur la piste qui va jusqu’à Purangi. Pas de camping mais des fermiers loue un gîte, une ancienne école. Nous nous aventurons sur la piste suivant les indications que nous ont donné les fermiers. Au bout d’un moment nous commençons à douter, nous sommes vraiment sur une piste de très mauvaise qualité au milieu des collines où paissent bon nombre de moutons. Finalement en continuant un peu plus loin nous trouvons le lieu dit. Un accueil des plus chaleureux nous attend et aussi un vrai toit.

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De là 14 km de piste vraiment pourrie nous attendent puis nous retrouvons une route digne de ce nom au milieu des collines vertes plissées accueillant vaches et moutons.

 

Un arrêt pique nique à Whangamomona, république indépendante depuis 1989. En effet ce village qui devait être relier à Raetihi n’a pas vu sa route continuer et petit à petit s’est vu déserté de ses habitants. Se déclarer indépendant fait venir Les touristes qui peuvent acheter un passeport à l’hôtel et boire un coup par la même occasion.

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Moki Tunnel

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Vue du camping à Tahora

Le troisième jour nous traversons les gorges de Tangarakau, une piste de 14 km qui se transforme progressivement en boue avec la pluie incessante. Dommage qu’il pleuve et nous ne faisons aucune photo de la forêt primaire qui nous entoure mais c’est super beau.

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Dans l’après midi la pluie cesse et retrouvons le bitume. Malheureusement 10 km avant l’arrivée le patron prend sa roue dans les gravillons et chute.

Après 7262km et 6 mois et demi d’aventure, le voyage stoppe net. Nous nous faisons rapatrier deux jours plus tard.

 

La région du Taranaki

Du 25 au 29 Avril

Nous quittons Whanganui et longeons la mer de loin par l’Highway 3. La bande pour rouler est large et les voitures nombreuses. Nous sommes lundi, fin d’un grand weekend end puisqu’aujourd’hui c’est l’Anzac day, la journée de commémoration de la bataille de Gallipoli.

Le paysage change doucement depuis Whanganui. La forêt primaire et son majestueux fleuve font place à de grandes étendues herbeuses pour les vaches. La région du Taranaki est principalement liée à la production laitière. Notre premier stop se fait à Patea, un village de bord de mer où golfeurs et moutons font bon ménage. À l’embouchure de la rivière subsiste les vestiges d’un port du 19 eme et le sable de la plage est d’un noir charbonneux.

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En 3 jours nous arrivons à New Plymouth en passant par la surf coast Highway, une route plutôt ennuyeuse dans l’ensemble et trop de voitures à notre goût. On nous dit que les plages sont belles mais nous avons peu l’occasion de les voir à part pour un arrêt pique nique ou pour camper. On guette le Taranaki derrière les nuages, va t il montrer le bout de son nez? Dans un village on a vu ce mémorial peu commun.

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Au loin le majestueux Mt Taranaki, aussi appelé Mt Egmont. Un contraste important entre la mer d’un bleu gris d’un côté, le vert intense des pâturages et cette montagne imposante au loin.

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Arrivée sur New Plymouth

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A 18 h depuis notre tente

New Plymouth

Nous passons deux nuits à New Plymouth pour préparer la suite du trajet et visiter la ville. Une grande ville avec quelques beaux bâtiments où nous visitons le Te Puke Ariki (musée, i center et bibliothèque), allons voir quelques expos et comme d’habitude sillonner en long et en large les rues. Le Wind Wand de l’artiste Len Lye est une grande perche rouge en fibre de verre qui oscille au gré du vent en bord de mer.

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Mountain to the sea

Du 20 au 23 avril

Le Trail Mountain to the Sea part de Ohakune passe par le Bridge to nowhere et finit à Whanganui. Une partie sur route puis sur piste. Au Bridge to nowhere il faut prendre un jet boat pour relier Pipiriki et ensuite reprendre la route jusqu’à Whanganui. Nous ferons le Trail à notre sauce.

On s’en est mis plein les yeux.

A Ohakune nous prenons un bus pour nous emmener aux pieds d’une station de ski et du mont Tahurangi (2797m) de là nous descendons doucement  sur 17 km en faisant quelques haltes pour des ballades et aller voir les cascades dont une à servie de décor au film « le seigneur des anneaux » puis nous continuons notre route par l’Old Coach Road pour voir le viaduc Hapuawhenua qu’on traverse à vélo à 43 m de haut. En fin d’après midi nous rejoignons Raetihi. Là nous faisons le plein car ensuite plus aucun commerce pendant 3 jours. Le soir nous nous préparons à une nuit très très froide, double pantalons, quadruple couches plus doudoune et bonnet. Bref, toute notre garde robe.

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Au dessus des nuages perce le mont Taranaki

 

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Mont Tahurangi

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Viaduc Hapuawhenua

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Depuis l’Old Coach Road

 

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Même pas froid!!!!

Nous ne faisons pas la partie du Trail sur piste et allons directement à Pipiriki où nous restons deux nuits car nous avons envie d’aller au Bridge to nowhere en utilisant le jet boat. A Pipiriki c’est le nowhere, pas de commerce, pas de téléphone mobile, pas d’Internet, le calme absolu. Le décor, la forêt primaire sur les montagnes et la rivière Whanganui très encaissée.

Légende Maori

Il était une fois trois monts, le Tongariro, le Taranaki et le Pihonga. Les deux premiers étaient amoureux de la belle Pihanga, celle ci choisit d’épouser Tongariro. Taranaki s’exila alors vers le soleil couchant, ses larmes laissèrent une profonde blessure dans la terre, la rivière Whanganui.

Bridge to Nowhere

Les nuits froides nous apportent de belles journées ensoleillées. À 10 h du matin nous partons une douzaine en jet boat. Le tour durera 4 heures. Tout d’abord 32 km sur la rivière où Ken notre guide s’arrête pour nous donner des explications sur la rivière et nous montrer quelques coins étonnants. Une cascade dans une grotte ou une source d’eau salée….le décor est magique, la forêt primaire se reflète dans l’eau, les paroies verticales sont impressionnantes et l’eau est à un niveau très bas. Notre guide nous montre la hauteur de la rivière en juin dernier… 15 m plus haut. Enfin nous accostons et c’est parti pour 20 min de ballade, on traverse un pont suspendu, la végétation est luxuriante sans bébête inquiétante et nous arrivons au Bridge to nowhere. Le pont en lui même n’est pas transcendant mais l’histoire est intéressante.

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Depuis Pipiriki

Dans les années 1930 /1940 des fermiers s´installent dans la vallée, le gouvernement a l’intention de créer une route partant de Raetihi jusqu’à Stratford, la route principale étant alors la rivière Whanganui. Un premier pont suspendu voit le jour dans la Mangapurua vallée mais est détruit 5 ans plus tard. Dans les années 40 commencent la construction d’un pont en dur. A peine achevé, le gouvernement décide d’arrêter le projet de route, les fermiers partent et le pont reste, un pont qui ne va nulle part. En voyant la végétation luxuriante du coin, on a de la peine à s’imaginer que des fermiers ont rasés la forêt pour y mettre leurs moutons.

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Les restes du pont suspendu

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De Pipiriki à WAnganui

C’est encore par une belle journée que nous faisons cette ancienne route qui nous amène à la mer. Elle suit la rivière à flanc de coteaux mais comme ici les montagnes sont faites de multiples bosses, bien évidemment ce n’est pas plat. Comme dit le dicton  » tous les chemins mènent à Rome », nous, nous sommes passés par Jérusalem et Athènes.

Jérusalem autrefois connue sous le nom Maori de Patiarero est un village où dans les années 1800, la française Suzanne Aubert y établit une mission catholique, une école, un orphelinat et une ferme. 13 ans plus tard fut fondé le premier ordre religieux de Nouvelle Zélande, la Congrégation de Notre Dame de la Compassion. On peut encore voir l’église et le couvent.

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Tableau final avant de redescendre sur Whanganui

 

 

Et si on prenait le train!

19 avril

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7 h du matin nous sommes au guichet pour obtenir nos tickets de train. Aujourd’hui nous partons pour Ohakune, une petite station de sport d’hiver dans le Tongariro NP. Non, nous n’allons pas faire du ski mais du vélo en montagne puis descendre jusqu’à la mer le long de la rivière.

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Nos vélos bien attachés à l’extérieur du train, nous nous installons dans notre wagon. Tout est confortable, les sièges, les fenêtres sont panoramiques, les écrans nous donnent le trajet avec les différents arrêts et lorsqu’une partie est en rouge et qu’on entend le bip, c’est le moment de mettre ses écouteurs pour avoir les informations touristiques. Bien-sûr il y a un bar et top du top, un wagon en plein air. Wagon sans fenêtre mais tout de même avec un toit pour que nous puissions prendre des photos et admirer la vue. Le trajet dure 4h30 et on ne les voit pas passer.

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Wellington

Du 15 au 18 avril

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Installés dans dans une maison cosy près du centre ville, nous allons au night market en fin d’après midi, déambuler dans les rues piétonnes et prendre le pouls de la capitale. Le centre ville est animé, des restos de tous les pays, de belles boutiques, des chanteurs et animations dans les rues. L’architecture est un méli  mélo pas toujours heureux de bâtiments contemporains, de style art déco et victoriens.

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Pour notre première journée nous allons visiter le Parlement appelé  » la ruche ». La visite guidée très intéressante nous amène dans les salles, d’apparat, des commissions spéciales, des affaires Maori. Celle ci a les murs recouverts de panneaux tressés et sculptures en bois. Nous apprenons à notre grand étonnement que les deux langues officielles sont le Maori et la langue des signes. L’anglais bien qu’ il soit parlé dans le pays ne fait pas encore parti des langues officielles. Nous visitons la bibliothèque Parlementaire de style gothique victorien (construite à la fin du 19 ème) dont la salle de lecture ressemble à une chapelle. La visite se finit par la maison du Parlement dans le style neo- classique édouardien.

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La ruche

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La maison Parlementaire et à droite la bibliothèque.

Ces trois bâtiments sont côte à côte. Dans les sous sols de la maison Parlementaire on nous montre les isolateurs de fondation pour que Maison du Parlement et bibliothèque résistent aux tremblements de terre. 417 isolateurs furent installés lors de la rénovation, ils soutiennent le poids des deux bâtiments et peuvent amortir un tremblement jusqu’à 7.5 sur l’échelle de Richter. L’après midi est dédiée à la visite de la City Wellington Gallery où peu d’œuvres nous ont inspirés. (résolument trop modernes pour nous)

Notre deuxième journée après avoir fait quelques courses dans un vrai marché, est consacré au musée communément appelé Te Papa mais dont le vrai nom est Te Papa Tongawera (le lieu des trésors de cette terre).

Quatre étages et au moins plusieurs jours pour tout voir, comme il ne nous reste que deux jours, nous visitons l’expo Maori et l’expo sur les tremblements de terre. Demain nous y retournerons voir Gallipoli et les œuvres modernes.

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L’exposition sur la bataille de Gallipoli est étonnante, les personnages mis en scène ont 2,4 fois la taille humaine. Le réalisme fait froid dans le dos ainsi que les images et vidéos proposées. Comme toutes les expositions que nous avons vues il y a toujours un côté interactif pour grands et petits.

 

 

Napier à Wellington.

Du 4 au 15 Avril

Nous pensons mettre 2 à 3 jours pour atteindre Napier et faire les quelques 130 km. Au départ le ciel est gris et en milieu de journée c’est le déluge. Nous nous arrêtons à Tawarera pour la nuit, un café qui ferme à 16 h, des toilettes publiques et rien d’autre. Le gérant du café nous propose une cabane pour nous abriter et c’est au sec mais avec des températures avoisinant les 9 ° que nous nous endormons, réveillés pendant la nuit par un possum qui voulait aussi profiter du gîte. Le lendemain la pluie continuant nous décidons de faire d’une traite les prochains kilomètres jusqu’à Napier. Ce qui nous inquiète ce sont les deux cols à franchir, plus de 1000 mètres de dénivelé positif dans la journée alors que la veille nous en avons fait déjà 500.

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Au fond les montagnes à franchir.

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La tente dans la cabane.

Finalement, tout c’est bien passé. On s’est quand même fait une petite frayeur en descendant une jolie pente qui arrivait sur un pont car arrivés au pont après un coup d’œil vers la rivière on s’est dit, ouh la la, faut pas qu’un camion arrive par derrière ou en face. Le pont était prodigieusement haut. On a juste serré les dents.

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Même avec une météo peu clémente les paysages sont très beaux, on voit des montagnes, des sapins, des moutons et encore des montagnes. La circulation n’est pas trop dense mais la bande où nous roulons très étroite.

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Nous arrivons à Bay of View quelques kilomètres avant Napier et restons là pour la nuit. Le lendemain c’est par la cote que nous arriverons dans la ville et par un circuit de pistes cyclables.

Napier

3 février 1931, Napier subit un terrible tremblement de terre de magnitude 7.8. La région est dévastée de Gisborne à Hastings.

La ville est reconstruite en à peine deux ans exactement au même endroit dans un style Art Deco. L’architecte Louis Hay a été l’auteur de nombreux projets. C’est une vraie ville balnéaire avec sa promenade le long de la mer, son avenue avec de grands palmiers, son spa avec multiples piscines, ses jardins tirés à quatre épingles et tous ses bâtiments Art Deco devenus boutiques ou hotel ou bien cafés.

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Napier

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Une des rares maisons, intacte après le tremblement de terre.

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Les six sisters

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Suivant une légende Maori, Pania la petite sirène.

Nous continuons la route par Hastings, une petite ville aussi reconstruite avec des maisons art deco ou dans un style hyspanique.

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Hawke’s Bay

La région entre Gisborne et Napier s’appelle Hawke’s bay, à Cape Kidnappers en avril arrivent pour se reproduire une des plus importante colonie de fous de bassan.

Plus au sud près de Porangahau, une colline porte le nom le plus long de Nouvelle Zélande.

 » Taumatawhakatangihangakoauauotamateapokaiwhenuakitanatahu ». En bref on dit Taumata hill.

Traduction: le lieu où Tamatea aux gros genoux glissa, escalada et avala des montagnes, joua de la flûte à sa bien aimée.

Et pour vous exercer à prononcer: le « wh » se prononce « f » et le « u » se prononce « ou »

Route vers Wellington

Nous continuons à descendre en direction de Wellington, traversons Waipukurau, Dannevirke, Pahiatua, Masterton, Martinborough en alternant petites routes de campagne et highway. La route principale passe aux pieds des montagnes qui divisent en deux la partie sud de l’île du Nord. Principalement des pâturages pour les vaches et moutons qui seront remplacés par de la vigne vers Martinborough.

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Eketahuna

On peut voir le kiwi blanc au Mount Bruce Wildlife Center à quelques kilomètres d’Eketahuna. (Nous avons eu une grande pensée pour Jojo en passant au Wildlife Center)

 

Rimutaka Rail Trail

Les nuits deviennent de plus en plus froides entre 3 et 4 °mais les jours sont à nouveau ensoleillés. C’est par une de ces belles journées que nous partons faire le Rimutaka Rail Trail. De Martinborough nous roulons sur une highway vraiment déserte puis après un bon pique nique nous attaquons le Trail.

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Martinborough- Featherston

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La route est à flanc de montagne, 8 km pour arriver au sommet, la route est étroite au début puis s’élargie avec un revêtement caillouteux. La pente est supportable et passons 3 tunnels, le Prices Tunnel, le Siberian Tunnel puis le Summit Tunnel. A chaque fois on allume phare et frontale.

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Après le premier tunnel le pont s’est effondré il faut descendre jusqu’à la rivière puis remonter dans les gros cailloux, heureusement que nous sommes deux à pousser les vélos. Là haut petite pause bien méritée et descente sur une quinzaine de kilomètres en pente douce pour profiter du paysage. Il ne nous reste plus qu’à suivre la rivière jusqu’au camping.

 

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La descente

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L’arrivée

L’arrivée est barricadée pour que les motos et quads ne passent pas mais nous non plus nous ne passons pas avec toutes nos sacoches.

Le lendemain nous poursuivons le long de la rivière par le Hutt River Trail pour arriver à Wellington.

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Taupo

Du 1 au 3 avril

Nous empruntons l’ancienne route de Wai O Tapu à Taupo pour éviter au maximum les voitures. A la sortie du centre géo thermal quelques touristes se baignent dans une piscine naturelle d’eau chaude, nous passons notre chemin, 60 km nous attendent.

Taupo

Le lac Taupo est le plus grand de Nouvelle Zélande, 30 x 40 km. Il est alimenté par la rivière Tongario et se vide par la rivière Waikato où se trouvent Huka Falls.

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La ville est touristique, c’est le départ de nombreuses attractions. Comme notre premier jour à Taupo se passe sous la pluie, nous profitons de ce temps mort pour faire une cure de beauté à nos vélos et les emmenons chez le vélociste pour changement de cassette et chaîne puis finissons la journée dans la piscine du camping. Incroyable, une grotte, un bar et restaurant dans l’eau, écran géant à regarder tout en se baignant et bien sur grosses bulles. Pourtant un des campings les moins chers depuis le début de notre séjour.

Huka falls

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Depuis le camping nous prenons une piste qui mène aux chutes, montagnes russes et petits ponts sur 5 km. Enfin nous apercevons la rivière qui est d’une couleur magnifique, un beau vert émeraude. Un peu plus loin on entend les chutes qui elles ont une couleur bleu glacier.

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Crater of the moon

Un ancien cratère maintenant recouvert de végétation mais qui continue à avoir une activité volcanique. Certaines cheminées font un bruit d’enfer et la zone parsemée de fumerolles. De là haut, une vue splendide sur Taupo et ses alentours.

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Wai O Tapu

31 mars 

7° au petit matin, l’automne est arrivé en Nouvelle Zélande. Par une belle journée, nous faisons le Te Ara Ahi Trail de Rotorua jusqu’à Wai O Tapu. Nous roulons en début de parcours sur une piste cyclable puis sur piste dans la campagne et pour finir dans les sous- bois sur chemin étroit avec racines et ravin sur le côté. Les paysages sont splendides avec les patchworks de verts sur les collines, la route est facile en majorité plate et sans le bruit des voitures.

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Nous arrivons à Wai O Tapu. Une taverne, une pompe à essence. Nous plantons la tente derrière le pub pas très loin des fumerolles. Il faut dire que dans la région que ce soit en ville ou à la campagne on voit des fumerolles partout, nous sommes bien au milieu des volcans.

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Wai O Tapu

Comme indiqué dans les guides le site géo thermal de Wai O Tapu est LE SITE à ne pas manquer. Trois choses nous ont impressionnés. La piscine de Champagne avec sa belle couleur bleue et son pourtour orangé, le lac vert Ngakoro, le bain du diable un cratère aux contours déchiquetés contenant une eau naturelle d’une couleur étonnante. Plus il y a d’arsenic plus l’eau est verte.

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Bain du diable

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Lady Knox geyser au repos

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Lac Ngakoro

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Sculpture de gecko

A 10 h 15 nous sommes allés voir le réveil de Lady Knox Geyser. Ayant vu celui du Yellowstone et celui d’Islande, nous étions impatients de voir celui là. Nous avons été plus qu’étonné. Après un petit speech de la guide nous expliquant que ce jeyser a été découvert alors que des ouvriers faisaient leur lessive dans la rivière, elle jette à son tour un paquet de poudre blanche dans la cheminée et comme une machine à laver qui déborde, Lady Knox se met à baver de la mousse puis jaillit à une trentaine de mètres. Qu’est ce qu’on ne ferait pas pour attirer le touriste!!!

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Rotorua

Du 28 au 30 mars

Seulement 60 km pour arriver à Rotorua mais quels kilomètres! Des montées et descentes à n’en plus finir et même des gorges à passer et à pousser, heureusement sans trop de circulation.

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Nous arrivons en longeant le grand lac. Ce qui surprend ce sont toutes ces fumerolles autant près du lac qu’en centre ville, des eaux bouillonnantes à plusieurs endroits et des cheminées qui font un bruit d’enfer sans compter l’odeur de soufre qui chatouille les narines.

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La ville est agréable avec quelques jolis bâtiments et de belles sculptures, contemporaines et maori ainsi que de beaux parcs.


Comme nous restons 2 nuits, le deuxième jour est consacré à la visite du centre géo thermal de Te Puia.
Mares de boue, geysers, village Maori reconstitué et pour finir un spectacle de danses Maori où le patron fait ses débuts en Haka. Pas trop convainquant le guerrier.

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Bay of Plenty

Du 26 au 27 mars.

Avant d’arriver à la Bay of Plenty nous traversons Katikati, la ville aux trente peintures murales.

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James Cook découvrit la baie située à la base de la péninsule du Coromandel et l’appela baie de l’abondance car la terre est très fertile en comparaison d’une baie beaucoup plus pauvre à quelques kilomètres à l’est qu’il appela Bay of poverty. Actinidias, citronniers et avocatiers sont cultivés massivement.

Tauranga

Tauranga appelé « eaux protégées » par les Maoris est une ville étendue dont le port est un des plus grands de Nouvelle Zélande lié à l’exportation. De grandes péninsules et îles protègent la ville. Sur la péninsule près du port se situe le mont Maunganaui appelé le Mount.

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The Mount

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C’est le week end de Pâques et aussi le week end du festival de Jazz . On entend tous les soirs aux quatre coins du centre ville des orchestres et musiciens en solo. À notre arrivée est installée dans la rue une belle exposition de voitures anciennes.

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