Mountain to the sea
Du 20 au 23 avril
Le Trail Mountain to the Sea part de Ohakune passe par le Bridge to nowhere et finit à Whanganui. Une partie sur route puis sur piste. Au Bridge to nowhere il faut prendre un jet boat pour relier Pipiriki et ensuite reprendre la route jusqu’à Whanganui. Nous ferons le Trail à notre sauce.
On s’en est mis plein les yeux.
A Ohakune nous prenons un bus pour nous emmener aux pieds d’une station de ski et du mont Tahurangi (2797m) de là nous descendons doucement sur 17 km en faisant quelques haltes pour des ballades et aller voir les cascades dont une à servie de décor au film « le seigneur des anneaux » puis nous continuons notre route par l’Old Coach Road pour voir le viaduc Hapuawhenua qu’on traverse à vélo à 43 m de haut. En fin d’après midi nous rejoignons Raetihi. Là nous faisons le plein car ensuite plus aucun commerce pendant 3 jours. Le soir nous nous préparons à une nuit très très froide, double pantalons, quadruple couches plus doudoune et bonnet. Bref, toute notre garde robe.
Nous ne faisons pas la partie du Trail sur piste et allons directement à Pipiriki où nous restons deux nuits car nous avons envie d’aller au Bridge to nowhere en utilisant le jet boat. A Pipiriki c’est le nowhere, pas de commerce, pas de téléphone mobile, pas d’Internet, le calme absolu. Le décor, la forêt primaire sur les montagnes et la rivière Whanganui très encaissée.
Légende Maori
Il était une fois trois monts, le Tongariro, le Taranaki et le Pihonga. Les deux premiers étaient amoureux de la belle Pihanga, celle ci choisit d’épouser Tongariro. Taranaki s’exila alors vers le soleil couchant, ses larmes laissèrent une profonde blessure dans la terre, la rivière Whanganui.
Bridge to Nowhere
Les nuits froides nous apportent de belles journées ensoleillées. À 10 h du matin nous partons une douzaine en jet boat. Le tour durera 4 heures. Tout d’abord 32 km sur la rivière où Ken notre guide s’arrête pour nous donner des explications sur la rivière et nous montrer quelques coins étonnants. Une cascade dans une grotte ou une source d’eau salée….le décor est magique, la forêt primaire se reflète dans l’eau, les paroies verticales sont impressionnantes et l’eau est à un niveau très bas. Notre guide nous montre la hauteur de la rivière en juin dernier… 15 m plus haut. Enfin nous accostons et c’est parti pour 20 min de ballade, on traverse un pont suspendu, la végétation est luxuriante sans bébête inquiétante et nous arrivons au Bridge to nowhere. Le pont en lui même n’est pas transcendant mais l’histoire est intéressante.
Dans les années 1930 /1940 des fermiers s´installent dans la vallée, le gouvernement a l’intention de créer une route partant de Raetihi jusqu’à Stratford, la route principale étant alors la rivière Whanganui. Un premier pont suspendu voit le jour dans la Mangapurua vallée mais est détruit 5 ans plus tard. Dans les années 40 commencent la construction d’un pont en dur. A peine achevé, le gouvernement décide d’arrêter le projet de route, les fermiers partent et le pont reste, un pont qui ne va nulle part. En voyant la végétation luxuriante du coin, on a de la peine à s’imaginer que des fermiers ont rasés la forêt pour y mettre leurs moutons.
De Pipiriki à WAnganui
C’est encore par une belle journée que nous faisons cette ancienne route qui nous amène à la mer. Elle suit la rivière à flanc de coteaux mais comme ici les montagnes sont faites de multiples bosses, bien évidemment ce n’est pas plat. Comme dit le dicton » tous les chemins mènent à Rome », nous, nous sommes passés par Jérusalem et Athènes.
Jérusalem autrefois connue sous le nom Maori de Patiarero est un village où dans les années 1800, la française Suzanne Aubert y établit une mission catholique, une école, un orphelinat et une ferme. 13 ans plus tard fut fondé le premier ordre religieux de Nouvelle Zélande, la Congrégation de Notre Dame de la Compassion. On peut encore voir l’église et le couvent.















