Jusqu’aux montagnes

Du 21 au 5 Mars

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Les belles collines que nous traversons

 

Une journée difficile avec un dénivelé positif cumulé de  plus de 1000 mètres sur 2 jours. On arrive à Eden un peu fatigué et restons trois nuits dans un camping verdoyant avec une belle piscine dont on peut enfin profiter car il doit faire dans les 30°. La ville se situe sur des collines bordant Calle Calle Bay et Twofold Bay. Au nord le lake Curalo qui n’est pas toujours fermé puisqu’il donne sur l’océan.

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Camping Eden

Comme on a un peu de temps on vous a trouvé le chant de l’oiseau qui rigole comme un singe.

Le chant du Kookaburra. Ils s’appellent quand c’est l’heure de se lever et de se coucher. Ici on n’a pas besoin de réveil.

Killer Whale Museum ( musée des orques)

« Vieux Tom » et son groupe d’orques travaillaient de connivence avec les baleiniers de Twofold Bay pendant des décennies durant la fin des années 1800 et début 1900. Cette entente entre baleiniers et les orques était unique. Ces orques, qui revenaient chaque année avaient été surnommés individuellement par les baleiniers selon leurs caractéristiques particulières.

Il y avait Tom, Hooky, Humpy et Stranger. Ils dirigeaient les baleines vers Twofold Bay et alertaient les baleiniers de l’approche de leur prise en battant vigoureusement l’eau de leur queue, et la chasse commençait.

La baleine étant harponnée, certains orques se roulaient sur l’event de celle ci pour l’empêcher de respirer et activer sa mort, pendant que d’autres nageaient sous elle afin d’éviter qu’elle ne coule.

Une fois la baleine morte, les orques mangeaient sa langue et ses lèvres en récompense de leur aide, laissant le reste pour les baleiniers qui tiraient la baleine sur la berge.

La pêche à la baleine à Twofold Bay a été pratiquée jusqu’à la fin des années 20. La dernière baleine pêchée était en 1928.

Le corps de Tom a été retrouvé flottant à Twofold Bay le 17 septembre 1930. Ces restes ont été préservés et son squelette réformé pour devenir le premier sujet exhibé dans la collection du musée des Orques à Eden.

Des p’tites cotes, des grandes cotes.

Comme toute bonne chose a une fin nous revoilà sur nos montures en direction de Merimbula. A peine Éden quitté que se pointe à l’horizon une cote comme on n’aime pas. Éric toujours devant(uniquement dans les côtes) met pied à terre et fini en poussant son vélo. Mauvais présage. Avant l’arrivée au sommet nous nous retrouvons comme sortis de la piscine, dégoulinants, avec une sale impression d’être dans un four, il est 9h du matin et déjà 34°. Au bout d’ 1/2 heure on repart à pieds jusqu’au sommet. Heureusement la suite est plus calme et regagnons une piste cyclable de Pambula jusqu’à Merimbula.

Apres l’ installation quotidienne du campement, nous plongeons dans l’eau de la piscine qui arrive tout juste à nous rafraîchir avant d’aller coincer la bulle au bord du lac.

On a battu notre record aujourd’hui, seulement 28 km en 4 heures. Le retour devient laborieux et ce n’est que le début.😝

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La route pour Tathra fut la même que celle de la veille avec la moiteur en plus et arrivons enfin à Bega.

Le chant du Bell Bird. Fermez les yeux, vous y êtes. On peut les entendre toute la journée.

De  Bega, 10 km de côtes à plus de 10% nous attendent. Petits joueurs nous optons pour l’option bus jusqu’à Cooma, mais prendre le bus avec des vélos n’est pas chose facile. Il nous faut sillonner la ville à la recherche de cartons pouvant contenir les vélos et il n’y a qu’un magasin de sport. Finalement nous trouvons nos boîtes chez un marchand de meubles et literie. Nous redimensionnons les boîtes en pleine rue avant que la gérante nous propose de laisser nos cartons dans sa boutique et de venir exprès à 6 h du matin pour que nous puissions les reprendre avant l’arrivée du bus. Il faut dire qu’on ne savait pas trop où mettre nos cartons jusqu’au lendemain et que le camping est à un bon kilomètre de là.

Ça c’est la gentillesse des australiens, vous avez un souci, ils feront tout pour vous aider!

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Le patron à l’œuvre.

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A 6 h du matin, prêts pour l’emballage des vélos.

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Thank you Ann for your help.

 

A 8 h nous prenons le bus très confortable qui s’arrête pour une pause petit déjeuner à Nimmitabel. La première partie de route nous offre des paysages très verdoyants puis la seconde moitié un paysage tout autre. On dirait les steppes Mongoles. A cette altitude les eucalyptus ne poussent plus, uniquement les pins importés d’Europe.

Enfin nous arrivons à Cooma, une jolie petite ville animée où nous nous renseignons sur les ballades en montagne et réservons une voiture pour les prochains jours. La réservation se fait à la station service où un téléphone à un guichet est directement relié avec l’opérateur qui fait la réservation. Une petite caméra bien planquée sur le bureau est là pour leur permettre de visualiser votre permis et carte bancaire. Du jamais vu!!!

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On vous présente Lulu notre copain de camping, un Bearded Dragon.

La région des Snowy Mountains

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The Great Dividing Range est aussi appelée la cordillère australienne dont le Mt Kosciuszko domine à 2228 mètres. Toutefois ces montagnes ne ressemblent pas aux nôtres, de loin on voit une chaîne vallonée, de près beaucoup de petites montagnes pointues recouvertes d’eucalyptus et parfois d’autres plus rondes ressemblant à un champ de bosses XXL. Aucun rocher à nu comme dans les Alpes, aucune arête se découpant dans le ciel. En majorité on ne voit que du vert.

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Vue depuis le Mt Gladstone

Dans la région,en 1949, eut lieu des travaux gigantesques. Pendant 25 ans, plus de 100000 personnes venant de 30 pays différents ont œuvré à la construction de routes, de barrages, de lacs artificiels et de stations hydroélectriques. Seulement 2% des travaux se situent hors de terre, imaginez les kilomètres de tunnels creusés sous les montagnes pour alimenter les stations. Un des tunnel fait 9 miles, la totalité, 145 km.

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Avant la mise en eau du lac Eucumbene, quelques maisons de l’ancien village d’Adaminaby actuellement sous les eaux, ont été transportées par camion dans le nouveau village 8km plus loin. A l’époque les routes n’étaient pas ce qu’elles sont et les déménagements ont dû durer quelques jours.

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Lake Eucumbene

 

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Adaminaby le village de la truite

En continuant notre route nous découvrons à Yarrangobilly, au milieu des montagnes une piscine thermale aménagée en 1896 puis agrandie en 1969 par les prisonniers de la région. Cette piscine, alimentée par une résurgence, amène une eau à 27 ° tout au long de l’année. Le site est magnifique, comment imaginer au milieu de nul part un lieu si bien aménagé avec une eau limpide, chaude et douce en pleine forêt, bordé par une rivière.

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Yarrangobilly

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Black Perry

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Nous voyageons escortés (uniquement quand il y a des travaux sur la route)

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Chevaux sauvages des Snowy Mountains

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Tumut  River

Au nord, la petite ville de Tumut, pleine de charme avec ses ruelles à l’ombre. Batlow, la région de production de pommes. L’exploitation est intensive, en arrivant de loin on croirait voir des dunes, mais non ce sont tous ces arbres recouverts de filets.
De Tumbarumba à Cabramurra la route est sinueuse, on perd très vite quelques degrés en montant au sommet.

Cabramurra est la ville la plus haute d’Australie à 1488 m. Ville est un grand mot, c’est le centre névralgique de ce grand programme hydroélectrique, un café, un général store.
Une grande partie à l’ouest a subit des feux de forêt, la végétation reprend doucement laissant apparaître de grands squelettes blancs.

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Vue de la tente à Khancoban

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Notre colocataire

Tredbo, dans le sud des Snowy Mountains est une station de ski et l’été on peut s’adonner aux joies du mountain bike ou de la marche, le télésiège fonctionnant pour vous amener au début du Trail menant au sommet du Mt Kosciuszko.
Pour finir ce grand tour touristique nous passons par le Lake Jindabyne, puis retrouvons Cooma pour visiter le centre d’informations Snowy Hydro.
Cette région fait partie des plus beaux lieux que nous ayons vus pendant ces 5 mois australiens tant pour sa nature grandiose que pour ces jolis villages.

5 commentaires à propos de “Jusqu’aux montagnes

  1. Et bien, vous vous en êtes tapés de la côte!!!!
    Heureusement qu’il y a de bonnes surprises comme par exemple cette charmante femme qui vous a gardé les cartons pour vos vélos!
    Je trouve que vous vous en sortez assez bien et que vous trouvez toujours une solution pour résoudre vos problèmes.
    Bonne continuation. Sachez que vous nous faites rêver……
    Bisous.
    Hélène.

  2. Hello

    Voilà un certain temps que je n’ai pas été faire un petit tour avec vous en Australie; la santé semble être au maximum, mollets compris , et les sourires toujours présents même si parfois on sent que certaines routes sont vraiment pentues ou très fréquentées par de drôles de mécaniques bruyantes et polluantes.
    Etonnant ce pays ou à chaque nouvelle page on a l’impression de passer d’une histoire à une autre, d’un paysage à un autre. Reste toujours les mêmes vélos ( et les cartons bus, ré utilisés? ) et les mêmes bouilles et accueils charmants des australiens.
    La tribu VIDAL vous embrasse; elle vient de s’agrandir d’un petit Maryus. Et de 4 petits pépères et 1 petite mémère. Ah les tandem à 11!!

    A bientôt

    1. Génial, vous allez pouvoir monter une équipe de foot, encore un et vous aurez l’arbitre.bisous à tous et félicitations.

  3. Coucou !

    Curieux le rire du martin chasseur
    J’ai eu l’impression de reconnaître par moment mon rire
    et comme vous dites qu’il a le rire du singe …
    Je ne sais pas trop ce que je dois en conclure ?

    par ailleurs, je n’aime pas du tout votre colocataire à 8 pattes.

    Toujours aussi courageux, et le couple difficulté/chaleur n’a pas l’air d’altérer vos traits: vous êtes resplendissants.

    Bisous

    Arcengif

    1. Merci pour toutes ces nouvelles, la grande décision est effectivement la même. Pour le rire du Kookaburra, on te laisse décider, on ne se permettrait pas un tel rapprochement mais il est pourtant très mignon.bises

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